Je sens que quelque chose s'est cassé en moi. Mon envie de me battre, je crois. Apparemment avant j'avais envie de me battre, parce que là je sens un vide immense et un abandon terrible.
Je me laisse couler. Et je suis plus calme maintenant. Je ne sais pas si c'est bon signe ? Je crois que non.
Mais je me suis trop battue contre moi à travers les autres. Et maintenant que je communique un minimum avec les autres, je ne me bats plus contre moi.
Je constate le clown triste que je suis devenue. Ou que j'ai toujours été ?
Tout est plus simple depuis que je ne me bat plus. Plus seule aussi.
Avant j'avais l'impression de souffrir pour quelqu'un. Pour que quelqu'un fasse attention à moi. J'ai mis des années à m'apercevoir que personne n'allait me tendre la main indéfiniment et que ce n'était pas la peine d'attendre.
Quelques fois on fait attention à vous. Cela vient de personne que l'on ne connaît même pas ou si peu. Ca vous chamboule.
Et puis d'autres fois on reconnaît la peur, la peine, dans les regards des personnes proches. Et après on culpabilise de les faire souffrir.
Comment leur expliquer que la personne qui est en face d'eux maintenant, qui ne sourit plus, parle peu, pleure souvent, ne sort pas ou peu, se sent plus à l'abri comme ça, et qu'elle est fatiguée de se battre contre elle même et que cette façon de"vivre" en mode veille est la meilleure façon qu'elle ait trouvée pour ne pas tomber et ne plus se relever.
Je me laisse couler. Et je suis plus calme maintenant. Je ne sais pas si c'est bon signe ? Je crois que non.
Mais je me suis trop battue contre moi à travers les autres. Et maintenant que je communique un minimum avec les autres, je ne me bats plus contre moi.
Je constate le clown triste que je suis devenue. Ou que j'ai toujours été ?
Tout est plus simple depuis que je ne me bat plus. Plus seule aussi.
Avant j'avais l'impression de souffrir pour quelqu'un. Pour que quelqu'un fasse attention à moi. J'ai mis des années à m'apercevoir que personne n'allait me tendre la main indéfiniment et que ce n'était pas la peine d'attendre.
Quelques fois on fait attention à vous. Cela vient de personne que l'on ne connaît même pas ou si peu. Ca vous chamboule.
Et puis d'autres fois on reconnaît la peur, la peine, dans les regards des personnes proches. Et après on culpabilise de les faire souffrir.
Comment leur expliquer que la personne qui est en face d'eux maintenant, qui ne sourit plus, parle peu, pleure souvent, ne sort pas ou peu, se sent plus à l'abri comme ça, et qu'elle est fatiguée de se battre contre elle même et que cette façon de"vivre" en mode veille est la meilleure façon qu'elle ait trouvée pour ne pas tomber et ne plus se relever.
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