lundi 30 juin 2008

Comment s'aplatir comme un merde

Aujourd'hui j'ai vendu mon âme au diable. Je ne suis pas croyante, loin de là.
Mais aujourd'hui pendant une évaluation au poulailler, je me suis renié.
Je me dégoute.
Cocotte en chef était contente de moi! Et moi j'ai enfilé mon masque "heureux".
Je me suis aperçue du chemin parcourue.
Avant je portais continuellement des masques. La rigolote, la déconneuse, la fille engagée, l'intello, la bizarre, l'originale.
Mais il y avait longtemps que je les avais tous abandonnés, pour être vraiment moi.
Quand j' 'aperçois les ravages d'une heure et demi de masque sur ma culpabilité, je comprend les tourments que j'endurai avant et ma recherche continuelle de la personne que j'étais réellement
Cette maladie est dure, très dure. Mais elle apprend tellement de choses sur soi et les autres.
Pendant cette heure et demi, j'étais consciente de ce que je faisais, de mes mensonges, des compromis que je suis arrivée à faire.
Je ne suis pas au stade où j'accepte facilement les compromis, mais j'arrive à en faire.
Je reste contre, mais je les fais.
J'en ai honte aujourd'hui.
Demain qui sait ???

Ah au fait pour Graaland, c'est raté.
Supeeeeeeeeeer encore un an garanti en région parisienne.
Trop de bonheur
Quelle chiotte
Pour un peu, j'irai planter des salades en Corrèze.
Même pas peur, si j"arrivai à en vivre.

dimanche 22 juin 2008

Samedi soir. Fête de la musique. Youpi

Je sens que quelque chose s'est cassé en moi. Mon envie de me battre, je crois. Apparemment avant j'avais envie de me battre, parce que là je sens un vide immense et un abandon terrible.
Je me laisse couler. Et je suis plus calme maintenant. Je ne sais pas si c'est bon signe ? Je crois que non.
Mais je me suis trop battue contre moi à travers les autres. Et maintenant que je communique un minimum avec les autres, je ne me bats plus contre moi.
Je constate le clown triste que je suis devenue. Ou que j'ai toujours été ?
Tout est plus simple depuis que je ne me bat plus. Plus seule aussi.
Avant j'avais l'impression de souffrir pour quelqu'un. Pour que quelqu'un fasse attention à moi. J'ai mis des années à m'apercevoir que personne n'allait me tendre la main indéfiniment et que ce n'était pas la peine d'attendre.
Quelques fois on fait attention à vous. Cela vient de personne que l'on ne connaît même pas ou si peu. Ca vous chamboule.
Et puis d'autres fois on reconnaît la peur, la peine, dans les regards des personnes proches. Et après on culpabilise de les faire souffrir.
Comment leur expliquer que la personne qui est en face d'eux maintenant, qui ne sourit plus, parle peu, pleure souvent, ne sort pas ou peu, se sent plus à l'abri comme ça, et qu'elle est fatiguée de se battre contre elle même et que cette façon de"vivre" en mode veille est la meilleure façon qu'elle ait trouvée pour ne pas tomber et ne plus se relever.

mercredi 11 juin 2008

Dix jours sans rien écrire....

Alors pour commencer, concert de Radiohead à chier. Pourtant je les adore. Mais comme à mon habitude, je ne me suis pas écouté et je me suis retrouvée dans cette salle merdique, qui est faite pour tout sauf pour les concerts.

Il y a neuf ans je m'étais juré que je n'y foutrai plus les pieds. C'est à vous dégoûter de n'importe quel groupe.
Le public était à chier. Aucun feeling entre le public et le groupe. Forcémment c'est une usine à concert ce truc.

Je suis repartie avant la fin avec un sentiment de m'être fait entuber. Je vais avoir du mal à digérer.

Je me faisais vraiment une joie de voir Radiohead, et j'étais persuadée que malgré Bercy j'y trouverai du plaisir.

Que dalle. A aucun moment je ne suis "rentrée" dans le concert. Public de Bobo chiant, son qui tourne et qui vous assourdit. Interprétation sans âme de morceaux à la chaîne.

Fais chier.

Le lendemain je devais partir à Graaland. Je me pointe à la gare : train supprimé. On me dit d'aller à Montparnasse. Moi et mes phobies on a dit non. Remboursement des tickets donc. Et l'autre abruti qui me dit quand tout a été reglé, j'aurai pu t'accompagner;
Mais quel gland !!

Je suis d'une humeur de chiotte et pour perdre le minimum de jours, je suis retournée au taff.
Gerbatif

Que du bonheur

dimanche 1 juin 2008

Coupure, dans le vif du sujet

Toute cette journée est passée comme un cauchemar. Je voulais rester cloîtree chez moi, mais j'ai commencé à étouffer. Je suis allée voir ma soeur qui avait la tête ailleurs. Je suis partie voir ma mère. Elle a sentie que je n'allais pas bien et fronçais les sourcils. Elle avait l'air inquiète. Les malades d'alzheimer sont comme des éponges, ils ressentent les émotions, qu'elles soient positives ou négatives.
A force de froncement de soucil, elle a réussi à me faire sourire. Je serai bien rester auprès d'elle, couchée près d'elle.
Mais je suis rentrée, mon visage est un masque et je viens de me taillader l'avant bras. J'ai mal phyisiquement, c'est tout ce que je voulais. Je traverse ma vie comme un fantôme. Ma psy m'a peut-être sauvée d'une colère destructrice, mais elle a cassé quelque chose en moi. Cette thérapie n'est qu'une vaste comédie. Je me sens rabaissée, comme une petite fille capricieuse qui a fait sa colère et qui a eu ce qu'elle méritait. C'est super de se sentir comme ça. Très bon pour l'estime qui avoisinne le zéro en ce qui me concerne.
Elle m'a cassé de l'intérieur. Mais elle a gagné, je travaille sagement comme un bon petit soldat.
Quel dêgout.........