vendredi 30 mai 2008

Dans les yeux de ma mère y'a toujours de la lumière

Ma maman est toujours vivante. Elle me regarde avec ses beaux yeux. Elle me reconnaît, même si la notion de fille, ne lui dit plus rien, un lien nous unit toutes les deux.
Et toutes les choses qu'elle n'a jamais osé me dire passe dans ses yeux. C'est une relation unique et magnifique. Tout passe par les émotions, le toucher, les sensations. Elle n'a plus de barrière, moi encore un peu, mais petit à petit elle m'invite dans son monde. Nous y sommes toutes les deux, à l'abri.

Ma mère a atteint un stade dans la maladie, où même son cerveau, ne sait plus comment faire pour bien avaler sa nourriture. Elle peut vivre un mois comme deux ans. Qui sait.

J'ai souvent envie d'aller la voir. Mais je ne le fais pas assez souvent. Pourtant c'est ma dernière chance de partager encore plein de si beau moment.

Ma mère ne sait plus dire de mot compréhensible. En avril dernier, son état s'est dégradé. Elle avait du mal à respire. J'allais la voir tous les jours.
Au bout de quelques jours elle allait mieux et n'était plus sous oxygène. J'ai attendu d'être seule avec elle le soir. Elle était prête pour la nuit. J'ai pris mon appareil photo. Elle dormait. J'ai photographié ses mains crispés sur le dras. Sa perfusion, ses bras maigres. Plein de petits morceaux d'elle. Des photos durs, mais belles et essentielles pour moi.
Puis je me suis penché sur elle pour lui faire un gros bisou. Elle a ouvert les yeux et m'a dit "Ma petite fille", avec un regard intense et plein de vie. Puis elle est retombé dans un profond sommeil. Elle ne m'a jamais dit ces mots, même quand elle n'était pas malade. Je suis resté penché sur elle. Toute ces émotions échangés avec ma maman sont des trésors.

Alors pourquoi je n'arrive pas à aller la voir souvent, alors que tout ce qui peut me rassurer en ce moment c'est elle. Avec elle je me sens vivante et aimée. Etrange non ? Et je l'aime à mon tour comme elle est, sans rancune, sans jugement.
Pourquoi je veux éviter des moments si beaux ??

mardi 27 mai 2008

Comment se faire envoyer chier en 1/2 heure

Je reviens de SubP. Alors je me suis fait gueuler dessus comme jamais. Les bras m'en tombent. Elle m'a dit qu'elle ne pouvait rien faire pour moi à part des arrêts maladie à répétition. Je lui ai dit que je ne voulaois pas du CLM, là c'est courru, je me defenstre. Elle m'a hurlé qu'elle ne me metrrait pas en CLM contre ma volonté. Qu'à elle aussi on lui avait bousillé des projets entiers. Qu'il n'y avait rien à faire. Fermer sa gueule pour bouffer. Qu'elle n'était pas Dieu et que beaucoup d'autres psy n'aurait même pas pris la peine de me recevoir. Qu'elle voulait bien faire un dossier avec un médecin du travail, si il ne la prenait pas pour une bizarre, une piquée. Que je ne déprimais pas. Que c'était tout sauf de la déprime. Il fallait que j'accepte et que je bosse et qu'il n'y avait rien d'autre à faire que de fermer ma gueule et d'arrêter mes accès de colère sinon je ne serai plus crédible.
Je suis anéante. Je lui ai demandé "je fais quoi quand la colère monte ou que j'ai envie de me couper.
Elle ne sait pas.
C'est pas génial ça. Je suis complètement sonné. Elle m' a dit que je n'étais pas dépressive et qu'elle pensait même baisser mes AD. Alors là sûrment pas. Pour replonger encore plus!
Elle m'a dit qu'un vrai dépressif n'était pas en colère, qu'il ne pouvait rien faire, même plus bouger de chez lui. Ah ok total respect, pardon je suis pas dépressive.
Accepter de me faire piétine, alors que je ne suis pour rien dans les dégradations d'un service que j'ai tenu à bout de bras pendant quatre ans. Accepter et gagner ma vie OK. T'as saisis connasse et si samedi tu venais pas ça m'arrangerait parceque y à que toi de prévu.
Allez bye bye. Pour une fois que t'es fière d'un truc et ben je te démolis la gueule.
Ben merde, mais c'est quoi ce délire. Elle m'a dit qu'avec l'autre connard pour qui elle n'avait pas voté la vie était de plus en plus dur.
Bon j'arrête là, sinon je vais éclatet mon PC.
Et je me relis pas; j'ai trop LA HAINE

lundi 26 mai 2008

Aïe

Je vais pas tenir. Je coule. Au secours.

C'est pas la peine d'appeler au secours, personne ne peut me répondre.

Je dois m'en sortir seule.

J'y arrive plus.

Je dégrongole

Je replonge ????

Lundi matin.... Poulailler toujours. Je dois prendre de la distance, mais je sens que la colère monte.

J'ai été habitué ces derniers temps à croiser très peu de monde. Ici je ne cesse de croiser des visages qui me rappelle un passé pas si lointain.

Je me rappelle de la colère constante, et l'état de stress dans lequel j'étais.

Je dois lutter pour ne pas replonger......

samedi 24 mai 2008

Le jardin de Graaland



Stat et stand

Bon apparemment sur blogger il faut s'inscrire à un truc compliqué qui prend la tête pour avoir des statistiques des visites.

Trop compliqué le truc, et pas assez important pour que je me prenne la tête.

Hier visite chez SubM, un délice. Je me suis même faite belle pour aller la voir. Vernis sur les doigts de pieds, joli sac etc...

Bon ça paraît anodin mais pour moi c'est beaucoup. D'habitude, si je pouvai sortir avec mon vieux jogging pourri et mon t-shirt troué, ça m'arrangerai.

Bref ce matin/midi, je vais bien. Soeurette tient un stand de fileuse pendant trois jours. J'avais oublié! Je me sens un peu obligé d'aller la voir. Fais chier...

On verra demain.

Bon et puis j'ai décidé de pas me prendre la tête pour les milliers de fautes que je fais. Si je continue le blog je m'ameliorerai sans faire gaffe. Ben ouais à force de plus écrire.... Dire qu'avant je faisais si peu de fautes.

Bonjour virtuel à ma petite maman. D'un monde virtuel à un autre......

jeudi 22 mai 2008

Je vais bien

Eh ouais, aujourd'hui je me sens bien. Délire. Il est important de le souligner, pour plus tard, quand je serai à nouveau dans le noir.
Pourquoi je suis bien ?
1-je bosse pas aujourd'hui, je grève
2-demain je bosse pas, et je vois SubM
3-je commence à prendre des distances non culpabilisantes avec des personnes que je voulais mettre à l'écart
4-je relies de plus en plus vite, comme un réflexe, mes attitudes avec des évènements du passé
5-du coup je suis moins en colère
C'est pas le bonheur ça.
Bon assez traîné ici, je retourne dans la vraie vie

mardi 20 mai 2008

Ah le poulailler....

Je suis de retour dans la basse-cour. La pintade dirigeante m'est tombé dessus pour me demander de faire ci, ça et puis ça. Et la grande question "Ca va"? J'ai pas répondu. Je lui ai simplement dit que si j'étais là c'était pour ne pas me retrouver avec une moitié de salaire.
Depuis je suis comme dans une bulle. Je parle à ma cops, aussi déjanté que moi et qui ne me juge pas.
Je n'ai envoyé chier personne et croise le minimum de monde.
J'ai l'impression que j'arrive à les mettre à distance.... Enfin.
Sur les conseils de ma cops, j'ai demandé à SubP de me faire une lettre pour cadrer mes jours d'absence pour voir SubM.
SubP était très contente de moi et m'a dit que c'était la première fois que je prenais les choses en mains. Elle avait un grand sourire dans la voix.
La moitié de la journée est passée. Il y a paraît-il une petite grvève jeudi. J'ai comme une envie de ne pas venir...
Et puis le vendredi, SubM, si elle peut me prendre.
Semaine relaxe. Il faut se réhabituer petit à petit.

dimanche 18 mai 2008

Ma mère

Bon ben aujourd'hui comme c'est dimanche, j'ai un peu de mal. J'aime pas les dimanches. Mais bon! Ca me rappelle des choses très joyeuses perdues à jamais, et des choses très tristes.
Les repas de familles avec ma petite maman, mes deux soeurs et leurs copains.
Leurs départs vers cinq heures et cette angoisse qui montait. Je sais maintenant que la même angoisse était ressentie par ma mère.
Nous nous retrouvions toutes les deux seules. Moi une adolescente presqu'adulte collée à une maman perdue et triste.
Nous avons comblé nos solitudes toutes les deux comme on pouvait. Nous ressemblions presqu'à un couple. Mais qu'est ce que ça pouvait faire nous avions besoin l'une de l'autre.
Je savais au fond de moi qu'un jour, j'allai m'occuper d'elle. Je ne savais pas à quel point.
Petit à petit, comme ma grand-mère, elle a commencé à oublier. Faire des courses bizarres, me faire répéter six mille fois les mêmes choses. J'ai commencé à assister à l'installation de sa maladie.
Je suis devenue en pratique sa mère. Et moi qui avait encore terriblement besoin de ma mère, je lai prise en charge. Ca été en enfer de culpabilité. De scènes que je n'oublierai jamais. Devoir lavé sa mère qui s'était fait dessus, et comme la maladie d'Alzheimer laisse au début des moments très lucides à la personne atteinte, une honte de se rendre compte que sa fille la lavait. Elle pleurait ou devenait violente.
J'ai essayé d'alerter les membres de ma famille, mais rien, pas d'aide. A part une certaine admiration de leur part. L'admiration je n'en avais pas besoin, je voulai de l'aide. Du repos entre deux crises. Des nuits de sommeil entière sans qu'elle vienne me voir complètement terrorisée. Des appels téléphonqiues qhand je travaillais. 80 comptabilisés un jour.
C'était un enfer.
J'arrête là, ça me fait trop mal d'en parler.
Elle me manque tellement.

vendredi 16 mai 2008

Ma vie, Mon oeuvre

Je suis né en Italie, où j'ai passé les plus belles années de ma vie. Je me rappelle d'une famille nombreuse aimante, de mes cousines, plus particulièrement Sabrina qui avait le même âge que moi. Nous étions inséparables, comme deux soeurs jumelles. Les adultes étaient présents mais nous laissaient vivre toutes nos expériences d'enfant. Dès qu'il y avait un bobo, homme, femme vous prenait dans leurs bras et vous consolait. Il y avait beaucoup de soleil dans mes souvenirs. Nous n'étions jamais seule. Je suis la plus jeune des filles de mon père. Les deux autres sont nées en France, et mes premières années je ne les ai pas beaucoup cotoyé. Je ne me rapelle pas de ma mère en Italie, un peu de mon père... Et puis quand j'ai eu cinq ans, j'ai atteri en France. C'était un choc pour moi. Pas de soleil, pas de bruit, pas de famille bruyante et joyeuse. Un appartement triste, separée de ma cousine jumelle, sentie jugée par un ou deux français. C'est là que j'ai commencé à entendre que je mangeais le pain des français"!!! C'est ici que pour la première fois j'ai vu mon père triste. C'est ici que je me suis cramponné à lui comme une bouée de sauvetage, dans ses bras que j'ai refusé pendant plus d'un an de parler français. J'ai l'impression qu'on se reconfortait l'un, l'autre. Et puis petit à petit il a disparu de ma vie d'enfant. Il ne me regardait plus. Je ne passais plus de temps avec lui. Tout est devenu noir et triste. C'éatit mon dernier soleil d'Italie qui s'estompait avec sa lente disparition. Personne ne me parlait de rien. J'ai commencé à vivre ma petite vie de française, accrochée comme "une moule" à son rocher à mes deux soeurs plus grandes qui en avait marre de me traîner partout. Je me suis fait des amis, surtout chez les garçons. Je me battais et recherchait la compagnie des enfants déracinés comme moi. Et puis un jour ma mère m'a assis dans ce grand fauteuil dans lequel je passais avant beaucoup de temps dans les bras de mon père. Elle a commencé à parler puis s'est mise à pleurer, et elle est partie dans la cuisine. ma grande soeur de 13 ans m'a dit que mon père était mort. Ah! Ce qui veut dire? J'ai pleuré puisque tout le monde pleurait. Certaine de mes oncles sont montés d'Italie et me regardaient d'une façon que je ne comprenais pas. Je vivotais de l'un à l'autre, contente de les voir mais il ne prétait aucune attention. Mais qu'est ce que j'avais fait de mal pour être ignorée comme ça! Mon père d'abord, mes oncles ensuite.
La suite n' a été qu'une lente dégringolade dans le n'importe quoi. Pas le droit de parler de mon père sous peine de pleur. Une distinction à l'école encore plus grande. Des seins qui poussent sans explication. Des règles non epliqués, si vaguement par ma soeur. Une adolescence enfermée pour qu'on ne voit pas que je changeais et que ce n'était peut-être pas normal. Le regard des garçons, des hommes que je croyaient au début bienveillants mais qui se sont révelés catastrophiques. J'ai conché avec n'importe qui, pris de l'héroine, cocaïne,etc. Resté huit ans avec un homme avec qui j'ai fait tout et n'importe quoi. Les grosse crises de panique ont commencé dans les transports, dans la rue. La tournée des psys a commencé. Les antidep avec plus anxiolitiques. Mon corps s'est mis a gonflé.
Voilà un peu mon parcours : maintenant je suis suivie par la même psychiatre depuis 2003 et par une psychomotricienne depuis juillet 2007. Elles m'ont beaucoup aidé, mais le parcours est long et depuis quelques semaines je ne peux plus travailler. Je vis une vie de robot. Je fais ce qu'il faut faire pour survivre, mais j'ai limpression qu'un jour de novembre 1975 je suis morte, et que 32 ans plus tard je n'ai toujours pas commencé à vivre.......

mardi 13 mai 2008

Je suis rentrée

Hier soir, j'ai réntegrée ma boîte à banlieue avec beaucoup de plaisir. Eh oui va comprendre. Ces derniers jours à Graaland ont été lamentableuuuuuH. Pourquoi? Mais grâce à moi bien sûr! J'ai complètement pété les plombs. J'ai commencé à me répandre et insulter mes géniteurs qui ont eu la bonne idée pour l'un de claquer quand j'avais huit ans, et pour l'autre de tomber malade depuis quinze ans de la maladie qui efface toute ta personnalité et bien plus, comment se torcher, comment respirer, comment parler. Alzheimer, bien sûr. Copulator savait plus quoi faire et à part me dire que c'était pas leurs fautes, j'en ai rien eu à foutre. Bien sûr que c'est pas leurs fautes, je suis pas débile. J'ai laissé parler la môme de huit ans. Et ça fait du bien et puis du mal aussi. J'ai commencé à haïr cette maison et puis cette ville. Je voulais rentrer dans ma boîte et m'enfermer. Voilà j'y suis après six heures de route dans une bagnole grande comme un mouchoir de poche, un copulator compréhensif, un moi shooté aux médocs pour pas stresser dans la bagnole et mes deux ronronnants planqués dans leurs caisses et angoissés comme pas permis. Jamais plus de voyage avec cette bagnole. Je bouge plus d'ici pour l'instant et je reprend mes petites habitudes. Je dois voir mes deux Sub pour faire le point sur ma plongée dans l'enfer de ma tête, et de l'envie furiuse de me couper de tous les contacts. La seule personne que j'ai envie de voir c'est soeurette. C'est toujours elle qui m'a repêché dans les moments invivables.
Voilà pour l'instant. Ce blog trouve enfin son utilité. Il rassemble tous les petits textes que j'écris à droite et à gauche et que je perds. Les pensées parfois très sombres que j'ai. Et me permet de me relire et de constater noir sur blanc qu'il y a des jours sympas.

vendredi 9 mai 2008

Soirée de rêve

Voici mes réflexions hier soir de 19h à 23h, l'heure approximative où j'ai sombré dans un sommeil médicamenteux.
"Copulor a annexé le PC. Super! C'est génial de parler à quelqu'un qui mate l'écran et qui n'écoute absolument pas ce que vous dîtes. Donc je prépare mon texte sur papier, en attendant que ce connard décroche. Je me suis expatriée à l'étage pour ne pas exploser. J'éspère qu'il ne se pointra pas avec sa tête de con, là c'est éclatage de gueule assuré.
Et puis je m'aperçois qu'ici aussi à Graaland, je déconne complètement. Certains moments sont sympas, d'autres sont à chier. Je me sens très seule ici. De plus en plus. J'ai même demandé à Copulator si ça lui disait de rentrer plus tôt dans nos chères banlieues, genre ce soir ou demain. La fille pas chiante, vu qu'il est arrivé mercredi soir. Ouais je sais j'abuse, et alors, c'est un vrai paillasson et je suis sûre qu'il aime ça. Moi je me déteste quand je suis comme ça. Et je le detèste de me laisser être cette personne castratrice. Je dois lui rappeler sa mère.
Mais comment j'arrive à me foutre dans des situations pareilles. Je suis vraiment à chier. C'est ça la crise de la quarantaine ! J'ai limpression qu'elle a commencé depuis pas mal de temps, genre quand j'avais huit ans. Trente deux de crise, c'est long, fatiguant. Je trouve pas ma place. "
Voilà mes réflexionx du soir et après j'ai copieusement hurlé dans ma tête sur chaque membre de ma famille mort ou pas, puis j'ai chialé sur mon amour perdu, et puis sur moi. Trop sympa la soirée.

mercredi 7 mai 2008

Où je gerbe sur pas mal de monde

J'ai rêvé de LUI cette nuit. Il était de dos, je ne voyais qu'une partie de ses reins couleur caramel. J'étais dans un restaurant derrière une cloison et je faisais ma voyeuse. Il ne mangeait pas avec moi, mais avec les "mals nécessaires". Quand j'ai de nouveau regardé, il avait bessé son T-Shirt, au point de dévoiler une partie de ses épaules, d'une façon un peu grotesque, pour cacher le bas de son dos, comme s'il sentait qu'on le dévorait des yeux. Bref reveil en vrac ce matin, et coup de téléphone du "poulailler" pour des renseignements "vitaux" demandés par "Boulet" en personne. Tout ça m'a ramené à une situation douloureuse et un climat que je ne peux plus supporter. Je m'en aperçois. Toutes ces grosses putes glougloutantes ont eu ma peau. Ici en direct de Graaland, je vis enfermé, mais aujourd'hui je dois sortir. Deux jours sans passer la porte du jardin... Bon c'est toujours mieux que cinq enfermé dans ma boîte à banlieue, ou j'attend la nuit pour croiser un minimum de personnes. Lundi prochain je dois remonter, et rester encore quelques jours cloîtrés. Objectif : SubP lundi d'après, et retour au poulailler envisagé par moi, sous peine de réduction de salaire de moitié. Les deux poufs que je cotoyais là-haut ne prennent aucune nouvelle de moi. Ben ouais aucun intérêt pour elles, je suis dans une phase où je ne pourrai pas les faire marrer, donc à quoi bon écouter mes jérémiades. Depuis que je les connais, elles ont toujours été comme ça. Le genre de personne qui vous oblige jusqu'à un certain point à porter un masque. Fuck les pouffes et soyez heureuses dans votre vie bien droite et trépidante, mais là je fais sans doute la jalouse, parce qu'elles ont l'air vachement heureuse et épanouie ces connes. Quelques fissures apparaissent de temps en temps, un petit verre de trop, des détails qui vous font dire que leurs vernis est pas si protecteurs que ça. Je vous en veux beaucoup bande de sales connes. Les gens qui veulent rentrer dans une norme qu'ils se sont fixés m'emmerdent. Allez les poufs, bon vent, en éspérant que vous réussirez longtemps à faire tenir le masque que vous avez collé sur la gueule. Finalement je leur souhaite plein de bonheur.

mardi 6 mai 2008

J'y pense encore

Aïe, ouais j'ai mal. Où j'en sais rien. Enfin si mais y ' a tellement de raisons que les écrire me tue d'avance. J'ai rêvé encore de LUI. Cette fois il y avait sa femme, ses enfants. Un vrai cauchemar. LUI c'est bizarre autant qu'étrange, personne ne veut entendre parler des sentiments que j'ai pour lui. Je vais le faire ici donc. Personne ne pourra m'interrompre en me disant "ça ne mène à rien, tu sais". Et si j'ai quand même envie d'en parler. Merde.


La première fois que je l'ai vu il était de dos. Déjà de dos, j'ai flashé. Il s'est retourné et m'a regardé pour la première fois. Je me suis dis qu'il était d'une beauté absolue, mais qu'il devait le savoir et devait être con comme la pluie. Et non au fil des jours j'ai commencé à faire connaissance. Une petite voix tout au fond, mais alors vraiment lointaine, m'a sussuré "danger", ça sent le truc invivable. Le truc qui va te faire devenir une fois de plus accro et où tu vas en baver encore. Mais qui écoute les petites voix quand vous regardez des yeux magnifiques, une bouche pleine qu'on a envie de gouter. De grandes et belles mains fines, brunes caramel, chocolat. Une démarche, un cul à se damner... Et lui je le sens curieux, curieux de la personne que je suis. Je sens qu'il est intrigué par moi et que je ne parle pas et ne me comporte pas comme les femmes qu'il a croisé dans sa vie. J'ai un langage très fleuries et imagés, je fais des vocalises à longueurs de journée, et pousse des soupirs à la Chowbaka, le gend truc de la guerre des étoiles. Ben ça déjà, cà lui a bien plus. Et puis on a commencé à discuter et lui curieux de tout m' posé des questions sur tout et n'importe quoi. Nous avons commencé à avoir des discussions sympas et qui tournaient autour de pas mal de choses, tolérance, homoséxualité, race, religion. On s'est ouvert l'un à l'autre. Il m'a fait découvrir son monde et moi le mien. J'ai commencé à rechercher sa compagnie, l'air de rien. Et lui aussi, ça j'en suis sûre. La petite voix toujours là qui me disait "tu t'attaches à lui", préserve toi tu vas morfler un jour ou l'autre. On bouffait ensemble, prenions toutes nos pauses ensembles. Il y avait trois autres personnes avec nous. Mais pour moi je les considerais plus comme un mal nécessaire, que comme une compagnie sympa. Une gêne plus qu'autre chose. Mais pour lui je pense que c'était comme un bouclier. Il me racontait ses rêves, moi les miens. On est devenu très proches, indispensables l'un à l'autre. Enfin lui était devenu indispensable à ma vie. SubP me dit que lui aussi était attiré par moi. Mais du fait de sa situation, marié, croyant et très famille, je représentais quelque chose de bon, mais d'interdit.
Je vais arrêté là pour ce matin, ça me rend triste d'écrire tout ça. Je me soulage, mais ça me rend amer. La suite plus tard...J





lundi 5 mai 2008

Matin pluvieu(x)

Petit matin gris sur Graaland. Mes envies de "faire des arabesques" sur moi ont disparus comme par enchantement. Ce matin je suis contente d'être seule avec mes deux sacs de poils ronronnan ts à écouter Radiohead, que je vais bientôt aller voir en concert. Je suis un peu déçu d'aller les voir dans une salle que je déteste, j'ai nommé Bercy. Accoustique à chier, impersonnel à souhait et méga trop grand. Je m'étais promis que j'y foutrai plus les pieds mais bon, finance oblige. J'aurai préferé Nimes, mais trop de frais en jeu. C'est pas le moment.


Première essai pour un lien vers un autre site. A tester. En fait je crois que je ne voulais pas mettre de lien jusqu'à maintenant. J'avais un peu peur qu'on me lise et vu les textes que j'ai publiés, la différence de ton, d'humeur, on va croire que je suis plusieurs. Le premier qui me fait un commentaire du genre "Arrêtes de te plaindre", ou bouge toi, je crois que je fous mon PC par la fenêtre. J'ai pas envie de lire les mêmes conneries que j'entend dans la réalité vrai qui consiste à se faire analyser par Pierre, Paul, Jacques, Henri ou Madeleine, qui eux sont toujours contents et se posent des questions sur eux une fois tous les dix ans. Allez vous faire foutre, ou passer votre chemin. Laisser moi être qui je veux ici et non pas jouer un rôle à la con qui me fait plus de mal que de bien.
Bon pour finir sur une note un peu moins agressive, bonne journée à moi et à quelques autres.

dimanche 4 mai 2008

Aide moi, Blog

Quand j'ai commencé ce blog, je me demandai de quoi il parlerai. Depuis quelques jours, ça se précise. Je ne parle que de mes états d'âmes, et j'en ai à la pelle. Alors qui va s'intéresser à un blog d'une parfaite inconnue qui à le moral qui fait les montagnes russes, à une cadence plus qu'accélerée. Je peux changer d'humeur d'une minute à l'autre et rester dans une morosité frisant la morbidité. En ce moment mes vieux démons resurgissent, et je repense à ces moments où incapable de faire sortir toute la souffrance que je ressentais, je devais me blesser physiquement. J'en ai très envie en ce moment. Même si les "beaux jours" reviennent, je peux camoufler ou localiser les blessures. Seulement il y a SubM et elle je ne lui mentirai pas. En écrivant ces lignes, je ressens une jubilation, et un soulagement, parceque demain dès que je serai prête, j'irai acheter tout ce qu'il faut. Je suis enfin seule dans cette grande maison entourée d'un superbe jardin. Il n'y a aucun bruit. Tout est calme et simple. Pourtant maintenant je redoute de vivre ici dans cette ville, dans cette maison. Les choses deviennent réelles et palpables. Et oui, avant je pouvais mettre mon mal être sur le dos du stress de la banlieue, de Paris. Fin juin le verdict tombe. Installation à Graaland oui ou non. Si je refuse à nouveau, et oui j'ai déjà refusé il y a quelques années une installation dans un autre Graaland, non seulement je ne pourrai plus rien demander, mais ma crédibilité professionnelle est foutue, déjà que c'est chaud. Et puis le taff qui m'attend à Graaland n'est pas des plus passionnant. Bon j'ai pleins de questions, de décisions à prendre. J'aime pas ça, mais alors pas du tout. Peut-être que ce blog m'aidera ?

vendredi 2 mai 2008

Graaland

J'ai attéri à Graaland, mercredi soir. Depuis je divague. Eh ouhais jamais contente la grognasse. J'ai le moral dans les chaussettes et ne me vois pas du tout vivre ici. Pourtant le jardin est magnifique, il fait super beau, mais moi je ne suis pas. Je me sens très seule, et je sais que si je m'installe ici, je vais être dans un état assez dur à gérer me connaissant.
C'est bizarre, je me pratique depuis des dizaines d'années et j'arrive encore à me surprendre de mes revirements à 360°. Je me fatigue vraiment! Mon pote "copulos" lui me pratique depuis environ cinq ans et supporte mes raz de marées émotionnelles. Faut le faire. Régulièrement je lui demande de me coller des baffes, et ouhais je sais n'importe quoi, ben il veut pas! C'est dingue! Je me supporte tellement pas quand je sombre dans ces questionnements. Ben lui si ! Il est maso j'en suis sûre.
Et SubM et SubP? Je ne pourrai les voir qu'une fois par mois. Sisters aussi, et greffon encore moins, vu que ma jolie nièce, elle va encore se barrer je ne sais où. La dernière fois, on s'est pas vus pendant deux ans. La MOOORT. Ma petite maman partira un jour sans moi à ses côtés. Et mon namoureux, ben lui que je reste ici ou que je remonte ce sera pareil. Bye bye. Demain un mois sans contact. C'est dur.
J'arrête là pour ce soir. J'ai du mal à me concentrer. Copulos n'est pas loin et regarde une merde à la télé. Pas évident pour écrire.