jeudi 7 août 2008

Je vais bien !!!!

Je vais bien. Eh oui depuis un peu plus de deux jours je me sens bien ! C'est pas croyable. Ce matin, comme je chantai comme une tarée et que je commençai à partir en vrille, je me suis dis « ça y 'est j'ai un épisode euphorique...Ca m'a un peu calmée. Et puis sister est venue, on est allé au resto et voir ma petite maman. Elle a pas mal dormi, mais elle était toute souriante dès qu'elle ouvrait les yeux. Je ne peux me lasser de ces beaux yeux verts, gris, bleus, pailletés de marron. Il y a tellement de beauté et d'amour dans ces yeux que j'oublie tout autour de moi. Ces instants de grâce ne dure parfois que quelques secondes, mais éclairent mes journées.

Et puis plus que quelques jours avant de partir à Graaland, où je me dirai enfin il y a une échappatoire, un futur ou pas.

Toute ma vie d'avant, dont et surtout « le poulailler » appartiennent au passé, même si je devrai encore y aller un peu.

Mon futur n'est plus là-bas, je le sais, je le sens, et si j'ai l'énergie je sais que je peux faire des « miracles ».

Je pense même sauter le pas pour le théatre, enfin !!!

Pourvu que ce ne soit pas une période « maniaque »

mercredi 30 juillet 2008

Vie de merde

Bon, c'est pas la forme ! J'ai la tête complètement embrumé, l'impression de peser cent tonnes. Je ne suis pas loin de la réalité, puisque je grossis de plus en plus vite. Je me traîne lamentablement, et quand je sors c'est pour claquer du blè. Malgré tout, après ces sorties de deux à trois heures, je suis contente de rentrer chez moi. Je ne sais pas si je suis en train de construire une prison, mais je suis déconnéctée de la réalité.

Je n'ai pas de stress, peu d'angoisse et je suis persuadée que je ne retournerai pas bosser, ou alors qu'on aménagera pour moi un boulot peinard ou on me demandera que des choses basiques et sans intérêt. Là tout de suite maintenant, ça m'arrangerai, mais plus tard... Quand est-ce que je vais péter les plombs à nouveau.

Je suis mal ici, mal dehors, mais enfin merde, si ça pouvait s'arrêter tout ça. C'est l'enfer ! Je ne tiendrai pas jusqu'à mon départ en vacances. Et si je tiens, qu'est ce qui sera différent d'ici ? Une maison, un jardin, oui c'est bien. Mais je serai seule. Et j'ai trop peur de mes réactions en présence des autres pour envisager d'aller n'importe où ailleurs.

Je m'enfonce dans un truc vraiment glauque et je ne sais pas si j'en sortirai.

Deux, trois personnes viennent me voir, dans ma bulle et de nouveau j'ai l'impression qu'on attend quelque chose de moi, mais que je n'arrive pas à donner.

C'est dans ma tête sûrement, mais là ma tête va exploser...

Les jours s'enchaînent, et je regarde passer ma vie.

C'est du n'importe quoi.

J'ai quarante et un an et rien ne me donne envie de continuer. Je n'ai rien construis, je me dégoûte, de nouveau le regard des gens me faitt mal.

Je ne me reconnais pas dans la glace. Une grosse figure bouffie, un regard que je n'arrive pas à sonder. Y à quelqu'un là derrière ou c'est vide.

C'est lamentable.

Plein de gens me disent que je suis malade, oui sans doute, mais dans la réalité, j'ai la sensation de salir les gens que je croise.

Ca devient le délire ce que j'écris. Il faut que je bouge, ou que j'arrête tout.


jeudi 17 juillet 2008

Un boulet, une lame, et de la bouffe

Ah hier soir. Sortie presque nocturne et bi-mensuelles pour aller dans ces foutus grandes surfaces, où la lumière me tue les yeux. Où souvent j'ai peur de m'écrouler en pleine allée, ou à la caisse.

Bref, souvent j'y allais pour m'acheter des tonnes de bouffe et manger jusqu'à n'en plus pouvoir.

La bouffe ne me satisfait plus. Maintenant je bouffe toujours la même chose et je n'ai pas d'envie spéciale. Non pâtes beurrre tous les jours. Je ne maigris pas bien sùr, mais ça c'est vraiment le dernier de mes soucis.

Non hier, au lieu de déballer fébrilement un paquet de gâteau bien gras en rentrant chez moi, c'était une jolie petite boîte de dix lames de rasoirs, que j'ai immédiatement testés.

Ca fait mal, la vache. Donc je n'appuie pas très fort.

Voilà une addiction prend le pas sur une autre.

Ma psychomotricienne m'a dit pleins de choses avant que je parte pour ésperer. Mais ésperer en quoi. Aller mieux. Mais je n'ai pas la force d'avoir envie.

J'ai plus envie, c'est tout. Pour qui ? Moi ? Mais je me traîne comme un boulet.

C'est un supplice de se traîner de jours en jours comme ça.

Les amis sont partis. J'ai perdu mon meilleur ami.

J'arrête de gémir, je me fatigue moi-même. Je me dis que si je rencontrais mon double je lui mettrai une beigne.

mardi 15 juillet 2008

Emotions

Journée où je ne travaille pas. Journée où je sais que si je veux je ne vais rencontrer personne.

Avant, il y a une éternité, j'ai l'impression, cette idée me faisait très peur.

Maintenant, je suis rassurée. Même si je sais que je vais penser beaucoup, pleurer sans doute.

Mais j'en ai besoin, de plus en plus souvent. Etre seule, pour ne pas ressentir "ces émotions" qui partent à mille à l'heure, ces émotions que je suis incapable de contrôler. Dès que je suis face à quelqu'un, ma machine à émotions se met illico en marche. Elle va de plus en plus en vite, je ne sais pas la calmer, la contrôler. Elle vit sa propre vie et me laisse avec toutes les dêgats qu'elle a pu causer.

Demain, la machine sera en route dès huit heures et je ne sais pas ce qu'elle me réserve.

J'ai peur de tout ce que je peux faire maintenant.

Et surtout je suis fatigué de ne pas pouvoir compter sur moi.

samedi 12 juillet 2008

Souvenirs gerbatifs

Hier j'ai eu ma dernière séance avec ma psychomotricienne. Je ne vais pas la voir pendant deux mois. Ca me fait mal.
La séance a été très riche en émotion.
Je suis arrivée en pleurs, alors forcemment ça a commencé très fort...
Ma psychomot me masse et c'est la seule personne qui voit mon corps et le touche. Les marques sur mes bras s'estompent, parce que je sais qu'elle veille sur moi.
Parfois quand l'envie est plus forte que la raison, je refuse de lui montrer mon bras; elle accepte bien sur, mais nous en parlons beaucoup. Et résultat je ne me suis pas coupé depuis le 1er juin.
Hier elle m'a demandé si je pouvais me rappeler à partir de quelle moment j'ai commencé à détester mon corps.
J'ai commencé à haîr "ce sac" vers l'âge de dix ans.
Nous avions déménagé dans une nouvelle ville, dans un grand appartement que j'ai toujours détesté.
En décembre à dix ans j'ai eu mes règles. Quinze jours d'hémmorragie clouée au lit. C'est le médecin qui m'a expliqué ce qui m'arrivait. A dix ans mes seins ont poussé très vite. j'ai très vite été la cible des garçons à cause de ça. Pendant presque deux ans j'ai été harcelé moralement et physiquement par trois, quatre gamins de mon âge,. Un jour bloqué dans une maison sur la route du collège. Si un des garçons n'avait pas eu un sursaut d'intelligence; je crois que j'étais bonne pour le viol.
D'autres incidents sont venus se greffés qui m'ont fait croire que tout ce qui m'arrivait était de ma faute. Un ami de ma famille qui avait une quarantaine d'années m'a bloqué chez moi, et m' a tripoté et embrassé en fourrant sa putain de langue dans ma bouche. Un représentant à qui j'ai ouvert m' a sauté dessus pour me tripoter allègrement.
Avec le recul je me dis que j'ai vraiment eu de la chance d'échapper au viol; mais dans ma tête j'attirais ces personnes qui me salissaient et donc je devais le mériter.
Plus tard, je suis resté avec mon"copain" pendant huit ans; huit ans d'horreur, j'étais son terrain de jeu et de ceux qu'il invitait.
J'ai déballé tout ça hier chez elle.
Elle m'a dit que quand j'avais mes crises de boulimie ou que je me coupais il fallait que je pense à ces agressions. Que c'étaient eux qui prenaiant le contrôle, et qu'ils fallait que je me repète que je ne méritait pas ce qu'ils m'ont fait. Jamais à aucun moment. Me dire que quand je me faisais du mal, c'était comme si à nouveau ils étaient là à me salir.
C'était très fort et intense.
J'essaie de garder cette image dans ma tête.
Je la remercie du fond du coeur pour cette séance.

jeudi 10 juillet 2008

Ca continue très fort

Vraiment une journée pourrie. J'ai commencé à écrire et fausse manip, j'ai tout viré.

Je ne me supporte plus. Bon ça c'est pas nouveau. J'ai relu noir sur blanc que parfois j'allais mieux. Ca m'aide vachement aujourd'hui. Que dalle. Je traîne mes presque cent kilos comme une vache qui cherche son veau. Une image qui m'est venue. Pourrie c'est sur, mais là je suis pas en état de faire dans le "spirituel".

Je chiale à n'en plus finir au boulot, chez moi. J'ai failli le faire devant le rayon jambon à midi. C'est pas une vie de rêve ça.

Je pense à lui beaucoup. Son fantôme hante les couloirs à nouveau. J'ai appelé pour entendre sa voix sur messagerie, je lui ai écrit un mail. Pourquoi ? Je ne sais pas. Il n'y a aucune issue possible.

Je me noie vraiment cette fois. Et ce que je pense réellement, j'ai pas envie de le raconter à n'importe qui. J'ai vraiment envie de mourir en ce moment. Ou plutôt d'arrêter de vivre. Alors je tourne autour de cette idée. Encore et toujours. C'est devenue une très forte probabilité.

Trente ans à traîner mes presque cent kilos maintenant.

De plus en plus de haine envers moi, et les autres du coup.

Ces coupures qui me fascinent de plus en plus comme une répétition.l

Je n'ai pas mal quand je me coupe. J'ai seulement peur dans un sursaut de vouloir faire marche arrière et de paniquer.

Alors une aide par les médocs pourquoi pas.

Oui je sais que ce que j'écris va être lu par deux trois personnes et qui si je voulais vraiment me buter j'en écrirais pas des tartines.

On m'a conseillé de faire des projets, ben voilà c'est ce que je fais.

C'est bon maintenant les projets je vais faire du sport, de la musqiue, un voyage etc...

J'ai jamais été au bout. Je ne peux rien prévoir. Je ne sais jamais dans quelle état je vais être d'un jour sur l'autre, voir d'une heure à l'autre.

C'est pénible pour tout le monde autour de moi, et moi je ne me supporte plus.


mardi 8 juillet 2008

Conflits

Depuis vendredi matin, j'ai retrouvé mon comportement d'avant. Une espèce d'excitation, de confusion mentale. Les émotions que j'avais réussies à réguler me submergent à nouveau.

Je n'arrive pas à savoir ce qui a déclenché ça.

Je ne m'aime vraiment pas quand je suis comme ça.

Je préfère être un zombie, qui vis mécaniquement sans se poser de questions.

Mes émotions sont trop dévastratrices. Elles me laissent angoissées, exténuées.

Vivre sans émotion n'est pas une solution. Mais cette paix relative que j'avais trouvée depuis quelques semaines me manque.

Je ferai tout pour la retrouver, même si cela me rend triste. La tristesse je sais la gérer, je la connais bien; certains diront que je my complais. Si ça peut leur faire plaisir....

De nouveau, chaque petit moment de la journée devient une source de conflit intérieur. Je sursaute au moindre bruit. De nouveau je sens que je peux être très agressive.

Ma charmante psy m'a dit samedi matin que je devais songer à arrêter les AD... Pas tout de suite, mais qu'il fallait que j'y pense.

Elle peut toujours crever, jamais plus je ne les arrêterai! Même si je prend encore 20 kilos, plus de libido, je continuerai;

La dernière fois qu'elle m'a fait arrêter progressivement, j'ai replongé au bout de quatre mois. J'ai mis plus d'un an a m'en remettre. Et certaines choses que je pouvais faire avant ne sont elles jamais revenues.

Même si je sais que les médicaments ne font pas tout, je ne les arrêterais pas.

Certaines personnes de mon entourage me disent qu'elle ne fait pas correctement son travail !!!

Je ne sais pas quoi en penser.

Je me demande encore pourquoi à la suite de notre séance elle en est venue à cette conclusion.

Je dois retrouver mon calme, je dois retrouver ma protection, mon refuge. Je ne vivrai pas dans un état emmotionnel aussi explosif.

J'en crèverai...